UN PROJET TRES INQUIETANT

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Nous qui aimons aller en montagne 

Nos motivations sont nombreuses, mais avant tout elles sont d’ordre esthétique.

Les paysages que nous découvrons sont à l’origine d’un plaisir lié à la beauté, à la pureté, à la perfection de la nature, à cette lumière bien particulière propre à l’altitude.

Imaginez le projet d’aménagement tel qu’il est prévu par la SEVABEL.                                  Vous parcourez le Vallon du Lou à ski, à raquettes ou à pied, votre regard n’échappera pas à la guirlande métallique du télésiège, barrant d’abord horizontalement la vallée puis montant en crête jusqu’au sommet de la Dame Blanche ; vous n’échapperez pas non plus au tracé de la nouvelle piste des Belleville cheminant depuis la Dame Blanche jusqu’au pont en aval du refuge. Une véritable atteinte au bonheur de parcourir ces espaces d’exception partagé par nous tous.

Quels sont les enjeux ?

Enjeux économiques :

Il faut savoir que 75% des forfaits vendus aux Menuires sont des forfaits 3Vallées.

Le nouveau système de « forfaits main libre » permet de connaître très précisément où sont « consommés » les forfaits, ce qui détermine le pourcentage reversé à chaque société de remontées mécaniques des 3 Vallées. Il se trouve que Val Thorens rafle la mise par son attractivité. Chaque société de remontées mécaniques déploie des stratégies pour diriger  « le flux de clientèle » vers ses propres installationsD’où des aménagements parfois  très contestables,  tels les pistes de La Chasse ou du Triton au sommet du DMC 3 Vallées, tracées plein SUD avec pour seul objectif : orienter le fameux flux. 

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S’en suit une compétition entre les sociétés de remontées mécaniques. En ce qui nous concerne dans les Belleville : la SETAM pour Val-Tho, la SEVABEL pour les Menuires.

Le projet du LOU répondrait à cet objectif , en espérant récupérer un peu du « flux » et l’envoyer sur le domaine de la Masse se faire composter aux bornes qui vont bien ….

A moins que ça fonctionne dans l’autre sens, ce n’est pas exclu….

On peut être aussi un peu sceptique sur la pertinence économique du projet quand on sait que le télésiège  du Plan de l’Eau (situé à l’endroit exact du départ du futur projet) a une fréquentation assez médiocre, donc peu de passage sur ce secteur.

Enjeux stratégiques :

La pression sur l’aménagement du Vallon du Lou ne date pas d’hier.

On peut s’étonner que la SETAM invite la SEVABEL à installer sa gare de départ au départ même de son TS du Plan de l’Eau, c’est à dire à l’intérieur même du périmètre de son domaine skiable… et encourage la SEVABEL à tracer une piste en zone protégée ZNIEFF côté Lou ? grande générosité de la part de la SETAM, on peut être surpris…

Val Tho, on le sait, souhaite s’étendre et veut du ski au soleil….

Ces merveilleux vallons au départ de Caron et de Boismint,  en pentes idéales jusqu’au Lac font rêver plus d’un aménageur…

Vallon du Lou : sujet ultra sensible, on le sait. Il y a eu par le passé des tentatives d’aménagement, déjà bloquées par notre association : Demain Vivre aux Belleville

Mais s’ il y avait un précèdent ? par exemple cette nouvelle piste des Belleville sur le Lou.

Ce que l’on donne à Paul, on aura du mal à le refuser à Pierre ….

Pour un projet peu pertinent, on ouvre la porte à des pressions d’aménagements extrêmement dommageables.

Politique environnementale de la Commune

La Commune de St Martin communique beaucoup sur le sujet, veut être exemplaire, signe la charte avec le Parc National de la Vanoise, etc, etc… BRAVO on approuve à 100%.

Elle s’était clairement engagée lors de d’une publication ENVIRONNEMENT & PATRIMOINE rééditée en 2003 sur la protection de ses espaces naturels remarquables, dont le Vallon du Lou.

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Ce projet est l’occasion pour la Commune de (dé)montrer sa détermination dans la protection de son territoire et notamment d’un de ses fleurons, Le Vallon du Lou, reconnu par tous d’un très grand intérêt environnemental. Nous demandons qu’elle réaffirme de façon claire sa volonté de sanctuariser ses espaces naturels :

  • Vallon du Lou
  • Combes du Teurre et des Yvoses
  • Combe de Geffriand
  • Vallon des Encombres
  • Panneau nord de Béranger au Verdet

Aujourd’hui, ne serait-il pas plus réaliste, vu le contexte climatique actuel de freiner l’expansion des domaines skiables. De les pérenniser, par une stratégie en neige de culture, une modernisation du parc de remontées, bref d’améliorer le qualitatif et non le quantitatif. Rester dans le périmètre actuel des domaines skiables n’est possible que s’il y a en parallèle une maîtrise du développement immobilier pour ne pas arriver à saturation sur les pistes.

La croissance est nécessaire à l’équilibre économique de nos stations. Trouvons la sur du qualitatif, sur du développement durable,  mais ne jetons pas nos atouts aux orties.

Jacques ORTHLIEB, moniteur de ski.

Devenons citoyens acteurs de l’environnement

Notre histoire.

Demain vivre aux Belleville est une association éco-citoyenne ayant pour objet d’informer et sensibiliser les habitants de la Vallée mais aussi les vacanciers aux enjeux de l’environnement en montagne. Mieux connaître, comprendre pour mieux préserver et faire des choix en conséquence. Elle est portée par quelques membres actifs et soutenus depuis son origine par de nombreux Bellevillois. A ses débuts dans les années 80, elle est née pour s’opposer à un projet d’extraction de minerai d’uranium. Une carrière à ciel ouvert aurait alors vu le jour sur la montagne du Cochet et sans doute compromis le développement touristique de la commune en défigurant le site de façon définitive.
Dans les années 1990, un projet d’équipement en remontées mécaniques du vallon du Lou est proposé et l’association se mobilise à nouveau pour tenter de conserver le milieu intact. La commune abandonne finalement le projet suite à la diffusion d’une pétition signée par de nombreux habitants de la vallée. En 2005, 3 jeunes de la Vallée contactent les anciens administrateurs et décident de reprendre l’association pour lui donner une portée participative.

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