Je rêve d’une vallée…

Il est des endroits comme notre Vallée où les atouts sont dans le paysage, où le souffle se prend à pleins poumons les yeux rivés sur les alpages,

Dans cette vallée nous avons des grands espaces, une nature vierge, des secteurs où se ressourcer, observer la nature… et en plus nous pouvons vivre du tourisme sur place. Quelle chance !

L’argent et la renommée nous donnent les moyens de voir grand,

Je rêve d’une Vallée où nous aurions la sagesse de nous donner des limites.

Des limites à l’aménagement sans bornes,

des limites à l’utilisation des ressources naturelles épuisables,

des limites à l’impact sur les zones naturelles encore vierges et paisibles…

La prise de conscience des enjeux naturels est vitale dans un monde où l’argent est roi.

C’est le seul maillon essentiel à notre équilibre en fait…

L’engagement citoyen n’est alors plus que le moyen pour concrétiser ses aspirations.

Je rêve d’une Vallée où nous aurions la possibilité de participer aux décisions qui nous concernent.  Une démocratie partagée entre acteurs économiques, habitants et décideurs serait un atout envié et respecté par les vacanciers eux-mêmes.

Gardons ou reprenons en main nos outils de travail au risque que sous peu les vacanciers et investisseurs aillent chercher ailleurs quand ils seront lassés.

Au lieu de chercher sans cesse « une nouvelle offre touristique », c’est le soin que nous donnerons à notre Vallée qui sera respecté et durable.

Je rêve d’une Vallée…

On n’en est peut être pas loin !

L’avenir dépend de nous.

Aurélie Conte.